mercredi 17 juin 2009

LA LÉGENDE DE LA CORRIVEAU


Le vendredi 12 juin à 20h. Monsieur Daniel et madame Simone Pouliot ont présenté dans le musée L’Atelier du Voiturier d’Époque, au 15, avenue de La Durantaye, Saint-Michel de Bellechasse, une soirée de conte dédiée à la Corriveau. Ce fut un succès. Il y aura bientôt une suite dont la date reste à déterminer.

Josephte Corriveau-Dodier, dites la Corriveau. 1733-1763. de Saint-Vallier. Pendue le 18 avril 1763 sur les Plaines d’Abraham à Québec. Pour l'édification du peuple et la paix des ménages, un forgeron aurait fait une cage de fer sur mesure pour elle. On l'aurait accroché dans sa cage pendant 40 jours à une fourche du chemin selon les témoins à Beaumont ou Lauzon. Elle aurait été enterrée ensuite dans le cimetière de Beaumont puis déterrée et de nouveau enterrée à Québec. Mais certains disent que lorsqu'on l'aurait déterrée une première fois de la fosse commune lors de l'agrandissement du cimetière, on aurait vendu sa cage et ce qui restait de son squelette au cirque Barnum. Où elle fut exposée longtemps avant qu'un incendie ne détruise la tente et tout son contenu. Elle aurait ainsi disparu définitivement. Mais il reste le mystère.

Événement dramatique de notre histoire. Dont un des personnages fut cette femme étrange devenue légendaire. Malheureuse victime des circonstances, des racontars et d’un procès injuste, horrible criminelle ou, pire, sorcière?

Procès politique, presque au lendemain de la défaite du Québec, imposée par le régime anglais. Non que les personnes en cause étaient de la moindre importance. C'étaient simplement des gens du peuple mais à cause de tous ces racontars la vie des paisibles citoyens étaient troubée. Il fallait montrer qui régnaient maintenant et qui jugeait. Le procès fut tenu en anglais alors que le personnel du tribunal ne parlait pas français et que la victime et les témoins ne parlaient pas anglais. La fin du drame fut donc logique.

Vous pourrez même voir la cage dans laquelle cette pauvre malheureuse a été pendue. Que monsieur Pouliot a bien rendu. La visite de son musée vaut la peine. Il y a tout un village du siècle dernier reconstituée en miniature. Maisons, église, bâtiments de ferme, calèches, chevaux et bétail. C'est avec le même talent brut qu'il a imaginé la scène du drame. Au cours du conte, il montre même de la hache ensanglantée qui aurait servé à tué un de ses maris... En ce qui concerne la cage, il ne reste aucun document d'époque sauf de nombreuses gravures s'inspirant de la légende. Il a choisi la plus vraisemblable. Et personne ne sait à quoi ressemblait cette femme qu'on disait fort jolie. Et sa Corriveau il a choisi de ne pas montrer sous forme de squelette mais comme si elle était encore vivante. Grandeur nature avec vêtements du pays et longs cheveux noirs. La nuit avec les chauve-souris qui se promènent autour, c'est très impressionnant. Car il y avait aussi des chauve-souris.

mercredi 13 mai 2009

SUGGESTIONS DE LECTURE

TÉMOIGNAGE :

La mer récompense le fleuve, parcours de Benoît Lacroix.
Conversation avec le père Benoît Lacroix et
Simone Saumur-Lambert, Pierrot Lambert. Fidès

BIOGRAPHIE ET ESSAIS

René Angélil, Le Maître du Jeu. Georges-Hébert Germain

L'énigmatique Céline Dion. Denise Bombardier

Telle mère, quelle fille? Sophie Thibault. Monique Larouche-Thibault
(Sophie Thibault est la présentatrice bien connue des nouvelles du soir à TVA)

Derrière l'État Desmarais: Power. Robin Philpot

Fils de Bourreau. Les confidences d'un enfant martyr. Patrick Gosselin
(le fils du bourreau de Beaumont raconte sa vie et son martyr.)

ROMANS

Ulysse from Bagdad. Éric Emmanuel Schmitt

Les Bienveillantes. Jonathan Littell

Entre deux os de Kathy Reichs

Michelle Obama, Firts Lady. Liza Mundy

La voie du renard de Richard Boivin
Millénium (3 tomes) de Stieg Larsson
Terreur à Tracadie de Kathy Reichs
Meurtre au porteur de Tami Hoag
Cavalier seul de Tami Hoag
Labyrinthe de Kate Mosse
Deception Point de Dan Brown
La psy de Jonathan Kellerman
Tordu de Jonathan Kellerman
Double homicide de J&F Kellerman
30º de Donald Harstad
L’égyptologue de Arthur Phillips
Funérailles de Richard Montanari
Les Orphelins du Mal de Nicolas d’Estienne d’Orves
L’homme délaissé de C.J. Box
Meurtres en bleu marine de C.J. Box
Sanglants trophées de C.J. Box
Jamais je ne reviendrai de Brian Freeman
Faux-semblants de Jeff Abbott
Trauma de Jeff Abbott
L’heure du chat de Peter Quinn
Les chuchotements de l’espoir de Nadine Grelet
Mausolée de Linda Fairstein
De cendre et d’os de John Harvey
Je voudrais tant revenir de Yves Simon
Mémoires d’un quartier, tomes 1 et 2 de Louise Tremblay -D’Essiambre
Les portes de Québec, tomes 1 et 2 et 3 de Jean-Pierre Charland (romans historiques)
Enquête sur le scandale des commandites de Daniel Leblanc
Vivre relaxe dans un monde stressé de Richard Boivin

Biographies, Mémoires :

Maître du jeu de Georges-Hébert Germain (biographie de René Angélil)
Telle mère,quelle fille? de Sophie Thibault et M. Larouche-Thibault
La mer récompense le fleuve du Père Benoît Lacroix
L’énigmatique Céline Dion de Denise Bombardier
Je n’aurai pas le temps de Hubert Reeves
Eva Braun de Daniel Costelle
Michelle Obama de Liza Mundy

Lecture jeunes:

Les chevaliers d’Émeraude de Anne Robillard

*

mercredi 6 mai 2009

CONCOURS


FAIM PRÊT POUR LE BANQUET!

Un concours de dessin relié à la saine alimentation au Salon international du livre de Québec

Imagine un grand banquet où tu serais invité avec tes amis. Il y a beaucoup de bonnes choses à déguster et les convives sont joyeux. Réalise un dessin montrant ta place et ce que tu as à manger dans ton assiette. Il peut y avoir une nappe colorée, de la vaisselle originale et une assiette bien remplie d’aliments nourrissants pour la santé et alléchants pour le palais. Ce bon plat donne le goût de participer à cette fête gourmande.

Concours de dessin ouvert aux 3 à 12 ans des régions de Québec, Chaudière-Appalaches, Beauce, Amiante, Côte-de-Beaupré, Charlevoix et Portneuf, du 19 janvier au 27 février 2009.

La marraine d’honneur du concours est Madame Esther Trépanier, directrice générale du
Musée national des beaux-arts du Québec.

Une des gagnantes du concours est de Saint-Michel.

1er prix du jury - catégorie 3-6 ans.
Emy Lachance, 6 ans Saint-Michel-de-Bellechasse , fille de Johanne Simms, secrétaire à la municipalité. Nous lui souhaitons prompt rétablissement.

jeudi 30 avril 2009

L'AUDIOTHÈQUE

Savez-vous que des bénévoles se font un devoir de lire, tous les jours, les grands quotidiens québécois, les magazines auxquels s'ajoutent des dépliants gouvernementaux ou l’horaire des autobus de la ville de Québec et même l’horaire-tv. Ou la liste des intersections avec signaux lumineux munies de timbres sonores de la ville de Québec.

Ou des infos pratico-pratiques telles que les rabais des circulaires comme ceux des pharmacies et des supermarchés.

M.Pierre Schram qui a fondé l'Audiothèque il y a 25 ans précise que beaucoup de ses clients sont démunis ou même sous le seuil de la pauvreté.»

Liste des médias disponible par l’AudioJournal : Journal de Québec - Le Soleil - Journal de Montréal - La Presse - Le Devoir - Journal Voir - Quebec Chronicle Telegraph - The Gazette.

Revues et magazines

Actualité - Affaires Plus - Le Bel Age - Les Canadiens - Cap aux Diamants - Châtelaine - Clin d'oeil - Cool - Coup de Pouce (articles) - Coup de Pouce (recettes) - Chroniques artistiques - Les débrouillards - Dernière Heure - Elle Québec (articles) - Elle Québec (supplément) - Espace D - Femme Plus - La Gazette des femmes - Horoscope - La Semaine - Le Lundi - Madame - Magazine Enfants - Messager de Saint-Antoine - Notre Dame du Cap - Protégez-Vous - Psychologie Québec - Québec Science - Revue Notre-Dame - La revue Sainte-Anne - Sentier Chasse Pêche - 7 jours - TV Hebdo Téléromans - Vie et Santé - Virage

Aide à la lecture

Accès à des documents professionnels, scolaires ou utilitaires; lecture de vive voix et dépouillement de courrier.

Les «handicapés de l'imprimé» souffrent tous à des degrés divers d'un problème de lecture lié à une maladie de l'oeil ou à d'autres affections comme le diabète, la dyslexie, un accident cérébrovasculaire ou simplement la vieillesse; or, comme tout le monde, ils ont besoin d'être informés.

Et c'est ce que fait l'Audiothèque en leur offrant un service de nouvelles vocales 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Pour en profiter, les abonnés n'ont besoin que d'un téléphone et de connaître les numéros suivants : 418 627-8882 et 1 877 393-0103 (extérieur). Une fois en ligne, ils utilisent le clavier pour sélectionner les informations de leur choix.

L'Audiothèque améliore aussi ses services avec le service Aide Ressources-Vision.

Il s’agit d’une ligne téléphonique d'écoute et de soutien pour les personnes atteintes d'un problème de vision et leurs proches.

«Trop de gens ne savent pas où aller, ni quoi faire quand on leur apprend qu'ils risquent de perdre la vue à plus ou moins brève échéance. Non seulement se sentent-ils vulnérables et démunis, mais la plupart n'ont aucune idée des services auxquels ils ont droit. C'est ici que nous intervenons en leur donnant des conseils et en fournissant des réponses à leurs questions.»

Pour contacter l'Audiothèque à Québec . Si on a besoin de ses services ou pour offrir les nôtres comme bénévoles.

4765 1re Avenue Bureau 210 Québec (Québec), Canada G1H 2T3
Téléphone: 418-627-8882
Télécopieur : 418-627-1634

D’après l’article L'Audiothèque du Québec, une mine d'informations pour handicapés visuels de Lise Fournier. Journal Le Soleil. 6 mai 2009-05-06 et site de l’organisme :

http://www.audiotheque.net/ContactPrinc.htm

mercredi 18 mars 2009

POÉSIE

Le samedi 2 mai. avait lieu un Atelier d'initiation à la pratique du Haïku avec Richard Fournier, écrivain et sociologue. Au centre communautaire de Saint-Michel.

SOMMAIRE

La légende de la Corriveau
Exposition d'artisanat à la bibliothèque
Théâtre Beaumont-Saint-Michel
Promenade en image à Saint-Michel par Jean Bouliane
Conférence du passé. Les mardis que vous avez manqués.
Contes pour enfants
Concours Prix des Lecteurs. Radio-Canada
Livro-Magie, Livro-Manie
Concours mots-croisés Harry Potter
Peuple-Fleuve, fleuve des Amériques. Jean Morisset
Hommage au Saint-Laurent. Jean Morisset
Le Journal de la Bibliothèque Benoît-Lacroix
Nouvelles brèves MAI 2009
Nouveau spectacle de Marianne Trudel et son nouveau disque.
Événements 2009 à Saint-Michel
À écouter
À voir
Auteurs et artistes de Saint-Michel
Les artistes qui ont vécu à Saint-Michel
Livres les plus appréciés de nos lecteurs et lectrices
Livres intéressants
Grands poètes québécois
Liste de sites internet utiles
Sites internet à visiter
Trucs pour la gestion de sa bibliothèque


PROMENADE EN IMAGES À SAINT-MICHEL

Les photos sont de Jean Bouliane. Ces belles photos sont aussi disponibles sous forme de cartes de souhaits à la bibliothèque.




samedi 7 mars 2009

LA NOUVELLE PIÈCE DU THÉÂTRE BEAUMONT-ST-MICHEL POUR 2009


La Cousine Germaine

Une nouvelle comédie de Carl Ritchie.

Danielle Proulx
Éric Cabana,
Corinne Chevarier,
Michel Poirier
Émilie St-Germain.

Mise en scène de Michel Poirier

Traduction : Danielle Proulx
Assistance à la mise en scène : Geneviève Lagacé
Scénographie : Vanessa Cadrin
Costumes : Catherine Gauthier
Éclairages : Lucie Bazzo
Bande sonore : Michel Poirier

Au Théâtre Beaumont St-Michel

Thomas et Évelyne et leur fille de 16 ans, Sophie, acceptent d'accueillir chez eux une cousine éloignée âgée de 79 ans, GERMAINE. Ils ne la connaissent pas, mais ont tout intérêt à ce que cette dernière soit « heureuse » en leur compagnie, puisqu'en l'occurrence, ils hériteront d'un joli montant en $$$ U.S. ! Mais sauront-ils la rendre heureuse ?

Car la cousine Germaine arrive de Las Vegas, ne craint pas d'imposer son point de vue, et semble avoir plus d'une histoire dans ses valises ! Et m. Fortier, le propriétaire du dépanneur voisin, constatera bien, lui aussi, que « qui veut la fin prend les moyens ».
DANIELLE PROULX – GERMAINE

Depuis longtemps, Danielle Proulx habite nos écrans. Au « petit », on se souvient d'elle dans : Sous le signe du lion, Cornemuse, Histoires de famille, Mon meilleur ennemi, Les Héritiers Duval et Jamais deux sans toi, entre autres, et on la retrouvera cet automne dans la nouvelle télé série Aveux de Serge Boucher, à Radio-Canada. Au grand écran, on l'a vue récemment dans Le Déserteur et Truffe, et tous se souviendront d'elle dans l'inoubliable C.R.A.Z.Y. Au théâtre, on l'a vue dans de nombreuses et excellentes productions partout au Québec. Les Montréalais l'ont applaudie chez Duceppe en janvier dernier dans Faits pour s'aimer qu'elle avait tout d'abord traduit, adapté et joué au Théâtre Beaumont-St-Michel en 2006. C'est son 5ième été ici au Théâtre et dans notre magnifique région, pour lesquels elle a eu un véritable coup de foudre !

ÉMILIE ST-GERMAIN - SOPHIE


Finissante de l'option théâtre du Collège Lionel-Groulx en mai 2008 et précédemment formée en danse au Cégep de Saint-Laurent, Émilie St-Germain se fait découvrir en juin 2008 au théâtre jeune public dans la pièce des finissants Les Soleils pâles de Marc-Antoine Cyr, mise en scène de Lise Gionet. C'est à l'automne 2008 qu'Émilie incarne le personnage de Quentin dans Le Bruit et la fureur de Faulkner mis en scène par Luce Pelletier de l'Opsis à l'Espace Go. Elle fonde en automne 2008 la compagnie Théâtre Agitato avec ses partenaires de classe de l'option théâtre.

Finissante de l'option théâtre du Collège Lionel-Groulx en mai 2008 et précédemment formée en danse au Cégep de Saint-Laurent, Émilie St-Germain se fait découvrir en juin 2008 au théâtre jeune public dans la pièce des finissants Les Soleils pâles de Marc-Antoine Cyr, mise en scène de Lise Gionet. C'est à l'automne 2008 qu'Émilie incarne le personnage de Quentin dans Le Bruit et la fureur de Faulkner mis en scène par Luce Pelletier de l'Opsis à l'Espace Go. Elle fonde en automne 2008 la compagnie Théâtre Agitato avec ses partenaires de classe de l'option théâtre.

CORINNE CHEVARIER – ÉVELYNE

Depuis sa sortie du Conservatoire, elle cumule les rôles au grand et au petit écrans, notamment dans Hommes en quarantaine, Le Monde de Charlotte, 4 et demi, Zap, Sous le signe du lion, Un bon gars et Histoire de famille . Au théâtre, elle a joué dans Pour le bien de l'amère patrie au Théâtre La Licorne, elle a également été de la distribution de Le Boudoir par le Théâtre Quatre/Corps, ainsi que de nombreuses autres productions telles que Lieu commun de François Archambault. Elle a publié deux recueils de poésie, Les Recoins inquiets du corps et Dehors l'intime aux Éditions Les Herbes rouges.

ÉRIC CABANA - THOMAS


On a pu le voir dans plus d'une vingtaine de productions télévisuelles depuis ses débuts professionnels : notons Sous le signe du Lion, La Vie, la Vie, Temps dur, Les Sœurs Elliot et Tout sur moi. Le jeune public le connaît dans le rôle de Dundee dans Cornemuse. Au théâtre, Éric a joué, entre autres, sous la direction d'André Brassard (Richard III, Six personnages en quête d'auteur, Jusqu'au Colorado), de Robert Lepage (Le Songe d'une nuit d'été) et de Denise Guilbault (La Reine Morte). En plus de ses activités de comédien, il enseigne à l'École Nationale de Théâtre où il occupe également le poste d'assistant à la direction artistique.


MICHEL POIRIER - M. FORTIER


Il n'est pas étranger aux spectateurs du Théâtre Beaumont-St-Michel. Il signe cette année sa quatrième mise en scène et en assume la co-direction artistique avec Dany Gagnon. On a pu le voir au théâtre dans plusieurs productions telles que Mambo italiano de Steve Galluccio, Ivanov d'Anton Tchekhov, Après la chute d'Arthur Miller et Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare. L'an dernier, il interprétait Pierre-Paul Desjarlais dans Le Gars de Québec de Michel Tremblay. À la télévision, on se souvient de lui dans plusieurs séries, notamment Les Machos, Ent'Cadieux, Le Cœur découvert et plusieurs télé-théâtres. On le verra cette année dans le rôle d'Antoine dans L'Auberge du chien noir à Radio-Canada.


DANY GAGNON

Quel bonheur pour moi d'avoir pu contribuer à la création de ce spectacle ! Lorsque, l'automne dernier, l'équipe formée de Danielle Proulx, de Michel Poirier et de moi-même s'est réunie pour sélectionner une œuvre, c'est Carl Ritchie qui nous a séduits avec son texte étonnant, amusant et plein de folie. Mais nous en voulions plus et, mettant son talent d'auteur à rude épreuve, nous lui « commandions » l'ajout d'un personnage et le changement de caractère du personnage central. Carl s'est remis au travail avec beaucoup d'ouverture d'esprit et s'est acquitté de sa tâche avec brio. Chapeau ! C'est avec enthousiasme que Danielle Proulx a traduit son texte en québécois, et que Michel Poirier a réuni une formidable équipe d'acteurs et de concepteurs qui ont très hâte de déployer tous leurs talents sur notre scène !


CARL RITCHIE

Carl Ritchie is originally from New Brunswick, Canada. He attended high school in the Himalayas before graduating from the London Academy of Music and Dramatic Art. He has acted, written and directed for theatres from Rangoon to Winnipeg. His comedy Family Values ran for four months off-Broadway. The New York Times raved, "Carl Ritchie is a promising playwright who knows how to construct a comedy!" and Regis Philbin called it, "A laugh riot!" His one-woman musicals, Nine Months and Nine Months Two (music by Stephen Woodjetts) have been performed in dozens of regional and summer stock theatres. He did a polish on the screenplay The Ladies Room, starring John Malkovich. With Elise Dewsberry he has written Anybody Home?, Connected and The Muffin Club. His backstage musical comedy Bye Bye Broadway (music by Ben Moore) premiered at the Drayton Festival Theatre. Ritchie has had numerous one acts, including Stoop and Ladder, produced in New York City.


http://www.dramaticpublishing.com/AuthorBio.php?titlelink=9786

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Théâtre Beaumont St-Michel
CP 885
St-Michel-de-Bellechasse
Québec
G0R 3S0

Réservation :(418) 884-3344 –
Interurbain : 1-866-884-3344

http://www.theatrebeaumontstmichel.com/
info@theatrebeaumontstmichel.com

Du vendredi 19 juin au 29 août.

La représentation débute à 20h.
Et le samedi, double représentation à 17h. et 20h.30.
Durée approximative : 2h15 avec l'entracte
Pensez au souper-théâtre
Place disponible pour fauteuils roulants

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CONFÉRENCES DU PASSÉ


Du 29 au 31 mai 2009. Lors du Festival Choral, Patrimonial et Culturel à Saint-Michel. La bibliothèque accueillait l’exposition des œuvres de deux artisanes. Madame Nicole Boudreau, créatrice de textiles présentera ses tricots originaux. Démonstration de tricot machine et madame Irène L. Tanguay, tisserande traditionnelle, présentera des sacs réutilisables très attrayants. Il y avait aussi projection du film Lacroix sur Paroles de Luc Gouin. Radio-Canada.
*
Dans le cadre de ses soirées-causerie La Parlure de Gens d'Ici, la Bibliothèque recevait monsieur Paul-André Cloutier, résident de Saint-Michel. Sa causerie avait pour thème: La pêche à la mouche: Mythes et réalités. Il a partagé avec nous plus de 40 ans d'expérience et de passion pour cet art.

D’une façon bien personnelle, il a divisé sa conférence en 2 parties : La première qui s’adressait aux intellectuels et curieux qui ne pêcheront peut-être jamais de leur vie (ou peut-être pas avec une canne à lancer...). Comme s’il faisait un cours universitaire, il passait en revue les différentes sciences ou champs d’étude dans leur façon d’aborder le thème. Par l'histoire, la poésie, la chanson, l’ethnologie, les espèces de poissons et même la bande dessinée.

La deuxième partie, s’adressait aux vrais mordus de la pêche à qui il racontait ses expériences. Nous révélaient quelques uns de ses trucs. Les différentes espèces de mouches à utiliser selon le moment du jour et l’espèce que l’on veut attraper. La manière de lancer selon le vent. On a ains appris que chaque mouche est une «imitation» d’une espèce d’insecte précise dont raffole l’espèce de poisson que l’on veut. Mais pas tout le temps. Il faut donc deviner ce que le poisson «pense». Il ne suffit pas d'attendre et d'espérer qu'il morde à l'hameçon.

Il avait amené une partie de sa collection de mouche, la veste idéale du pêcheur et des cannes à pêche.
*

C’était notre dernière conférence de la saison. La bibliothèque poursuivra son cycle de conférences La Parlure des Gens d'Ici cet automne.

On y invitera encore des gens d'expérience et de paroles de Saint-Michel à nous faire part de leur savoir. La causerie prendra encore cette forme même si la personnalité invitée peut la modifier selon ses besoins: Le conférencier parle pendant une période d'une heure devant l'assistance qui lui pose des question l'heure suivante.

Si vous avez des suggestions de sujet que vous voudriez voir aborder. Si vous connaissez de futurs conférenciers qui ne le savent pas encore. Des mordus d'un sujet, des passionnés d'une cause, faîtes-nous le savoir.

À bientôt!
*

Il y a 1 mois, Monsieur Richard Boivin, résident de Saint-Michel, essayiste, romancier et poète nous présentait une causerie sous le thème: Parcours d'écriture des 25 dernières années.

En quelques mots. Enseignant, directeur d'école, essayiste, romancier et poète. Il étudia le stress et s'intéresse à la littérature philosophique et historique.

Un petit extrait. Il dit de lui-même: "Ma vie a commencé à 40 ans lorsque j'ai commencé à écrire". Pour connaître davantage son expérience de vie, son oeuvre passée et celle à venir, il fallait venir à la bibliothèque.
Et, prochainement, aura lieu le lancement de son nouveau roman historique. "La Mémoire des âmes" aux éditions Louise Courteau. Nous avons maintenant ce livre à la bibliothèque.

Sans dévoiler l'intrique et surtout pas la fin, on y parle de la réincarntion de certains personnages historiques québécois passés en de grandes figures modernes. Et des dates charnières du passé et du présent.

L'auteur était présent au Salon International du Livre de Québec. 15-19 avril 2009

*

Le mardi précédent: « Le langage des oiseaux. Un mot en cache t-il un autre? » de monsieur Réjean Lefebvre. Le langage des oiseaux, c'est de cette façon que les alchimistes nommaient le sens cachés des mots.

Et, avant, la conférence de monsieur Jocelyn Lauzier sur le travail avec un ordinateur.

Et, avant, en pleine tempête de neige, la conférence de monsieur Jean Morisset sur le Québec historique et les enjeux mondiaux qui ont amené sa création.


La mer récompense le fleuve. Parcours du père Lacroix
Conversations avec Simone Saumur-Lambert et Pierrot Lambert,
Éditions Fides, Montréal, 2009, 314 pages.
http://www.fides.qc.ca/

Benoît Lacroix demeure à l’aube de ses 94 ans un homme d’exception, un observateur lucide et passionné de l’église et de la société québécoise. Le livre sans être une biographie, se présente sous la forme d’une conversation entre amis. Découvrez celui qui sait communiquer différemment pour exprimer les choses de la religion et qui ne craint pas de questionner les pratiques de l’église. Des lettres inédites de personnes – et elles sont nombreuses - qu’il a connues sont insérées dans le texte.

Quand on le rencontre, on est immédiatement conquis par sa joie de vivre, son ouverture d’esprit et son espérance sereine. On trouve chez lui une oreille attentive, on trouve en lui un confident qui sait trouver le mot juste, la parole qui réconforte. On souhaite rapidement mieux le connaître, percer le secret de son incroyable vivacité d’esprit et de cœur. Dans ce livre au titre évocateur, c’est lui qui se laisse aller à des confidences. En fouillant dans ses nombreux souvenirs, il remonte le cours du temps — comme on remonte le cours du fleuve — pour retracer les grands moments de sa vie et laisser entrevoir la mer vers laquelle la vie le conduit. Il parle avec une grande simplicité des siens, des combats qu’il a menés, des amitiés qu’il a nouées, de sa foi contagieuse.

En marge d’une carrière de traducteur dans la fonction publique canadienne, Pierrot Lambert a assumé divers engagements sociaux. Il est animateur à l’Institut Thomas More de Montréal. Simone Saumur-Lambert a travaillé longtemps dans l’enseignement secondaire à Ottawa. Elle a également été responsable de refuges pour les victimes de violence familiale.

Docteur en sciences médiévales, historien, théologien, grand officier de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec, fondateur du Centre d’études des religions populaires, conférencier émérite, Benoît Lacroix fait partie de l’Ordre des Dominicains.
*
Les accommodements raisonnables
du père Benoît Lacroix
Entretien avec Caroline Montpetit

(Extraits)

« Dominicain, Benoît Lacroix a connu les temps de grands pouvoirs du clergé, l'époque par exemple où les membres de sa famille s'agenouillaient devant lui lorsqu'il était de passage, tout de blanc vêtu, dans son village de Saint-Michel-de-Bellechasse. Il a aussi connu le vent d'anticléricalisme qui a soufflé, et qui souffle encore, sur le Québec depuis les années 1960. Rien qui n'ait pu altérer le regard paisible qui passe sur le monde. «Je ne suis pas un homme de pouvoir», dit-il tout simplement, sans aucun regret. «Notre forme obsessive de catholicisme ne pouvait plus durer. Nos pouvoirs en tant que clercs et religieux ne pouvaient plus durer», écrit-il encore dans ces entretiens. »

« L'espace revient donc constamment dans le discours de cet amoureux du fleuve et de la mer. Tout récemment, alors qu'il accompagnait les participants à la Grande Traversée de la Gaspésie, sur le fleuve Saint-Laurent, le bateau qui les abritait s'est pris dans les glaces, près de Matane. Et le père Benoît Lacroix se souvient avec bonheur de cet instant où les passagers dont il était ont dû se plier au rythme des marées, à la volonté du vent. »

« Lorsqu'il parle de politique, l'homme évoque aussi cette notion d'espace. Il trouve dommage, par exemple, d'enfermer le Québec dans des frontières qui ont été établies par d'autres en 1867. Pour lui, le fait français dépasse ses frontières, et c'est ce fait qu'il veut défendre à tout prix.

«J'ajoute que, pour être un meilleur pays, le Québec devrait chercher aussi à élargir les lieux de sa pensée... et de ses rêves, et s'asseoir avec les autres francophones d'Amérique pour recréer une nouvelle unité politique, mais sans partisanerie exagérée. Est-ce possible?», peut-on lire dans ses entretiens. Il aime rappeler d'ailleurs que, historiquement, le mot «canadien» a précisément servi à assurer la survivance du fait français, comme le Ô Canada, d'ailleurs. »

« Le père Lacroix a la mémoire longue, donc. Pourtant, il a renoncé à écrire un livre sur l'art de vieillir. Il a choisi plutôt l'art de vivre, voire l'art de naître, pour continuer de fixer sur le monde des yeux bleus brillants comme des yeux d'enfants. «À 93 ans, on sent l'avenir tout proche... et on le devine autrement. Le visible dérange moins», écrit-il. S'il relève que le monde moderne est complètement épris de son moi et traverse une période de doute, il se réjouit, par exemple, de l'élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis. Et de son bureau du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, qui donne sur diverses écoles, il regarde chaque jour, confiant, serein, l'avenir se lever devant lui. »

jeudi 5 mars 2009

CONTES POUR ENFANTS


Lorsque les jeunes de l'école du Phare viennent à la bibliothèque, madame Marthe Vachon, professeur retraitée, leur conte des histoires qui sont beaucoup appréciée. La CRSBP avec ses gros sacs mystérieux appelés Coffre à Contes contribuent grandement à celle belle initiative.

PRIX LLITTÉRAIRES QUÉBÉCOIS



CONCOURS INTERUNIVERSITAIRE
DE BANDE DESSINÉE


Université de Montréal
http://www.sac.umontreal.ca/servlet/ca.umontreal.sac.site.servlet.CalendrierInfo?eventId=172

Sous le thème INSOLITE

Date limite de remise : 12 février 2010

Secrétariat des Activités culturelles
Centre étudiant / Pavillon J.-A.-DeSève
2332 boul. Édouard-Montpetit, bureau C-2524
Tél.: 514.343-6524 Fax : 514.343-5741

*
Dévoilement des gagnants Jeudi 8 avril 2010 à 17 h

EXPOSITION


8 au 18 avril au Centre d'exposition de l'UdeM

Pour toute information, veuillez communiquer avec Marie-France Labelle, coordonnatrice
514 343-6111 #4686
*
Le concours interuniversitaire vise à promouvoir la création de bandes dessinées, à récompenser les étudiants bédéistes et à faire connaître leurs travaux dans le milieu universitaire.

INSOLITE

Exalter l'étrange et l'inusité
Saisir l'incongru, l'invraisemblable
Verser dans l'absurde et le non-sens
Provoquer, étonner, surprendre

*
PRIX

Premier prix : 500 $
Deuxième prix : 350 $
Troisième prix : 250 $

Qualité du scénario : 100 $
Habileté technique : 100 $
Impact de la mise en scène : 100 $
Qualité des dialogues et de la langue : 100 $
Certificats-cadeaux offert par Coopsco
100$ pour les trois premiers prix
50$ pour les mentions spéciales.

Universités participantes

Collège universitaire St-Boniface au Manitoba
École de technologie supérieure (ÉTS)
HEC Montréal
Université de Moncton
Université de Montréal
Université de Sherbrooke
Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Université du Québec à Rimouski - Campus de Lévis
Université du Québec à Trois-Rivières
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Université du Québec en Outaouais (UQO)
Université Laval
Université St-Anne

Le Concours interuniversitaire de bande dessinée est présenté par le Regroupement des services universitaires d'animation culturelle et communautaire (RESUACC).

Le concours est ouvert à tous les étudiants et étudiantes des universités québécoises et des universités francophones hors-Québec participantes, qu'ils soient au 1er, 2e ou 3e cycle, à temps complet ou à temps partiel, comme étudiants libres ou à l'éducation permanente.

Pour participer, il suffit de remplir la Fiche d'inscription disponible au secrétariat des Activités culturelles et de la faire parvenir avec les bandes dessinées avant le 12 février 2010 au secrétariat des Activités culturelles.

CONDITIONS DE PARTICIPATION

Chaque participant peut présenter un maximum de deux projets.

Chaque projet doit présenter une histoire dessinée originale et complète sur deux planches, et comporter, en plus, une planche de couverture.

Le format des planches doit être de 22,88 cm X 30,48 cm (9 po X 12 po).

Les planches doivent être remises sans support, à la verticale.

Le projet doit être rédigé en français uniquement.

Les planches peuvent être soumises en couleur ou en noir et blanc, en format original ou imprimé, dans le cas d'une création numérique.

L'auteur doit choisir un pseudonyme qui doit impérativement figurer sur la couverture avec le titre du projet.

Les oeuvres soumises doivent être entièrement originales (le scénario, le dessin et les personnages ne peuvent s'inspirer directement d'une oeuvre existante).

Critères d'évaluation des bandes dessinées

L'originalité de la vision ou la capacité de présenter un sujet sous un angle nouveau ou de façon inédite.

L'habileté technique ou la maîtrise des différentes étapes techniques de la création d'une bande dessinée (qualité du dessin, maîtrise de la perspective, du mouvement, de la lumière, etc.).

L'impact de la mise en scène et du découpage ou l'utilisation créatrice des ressources du médium (plans, disposition et dimensions des cases, cadrages, etc.).

La qualité du scénario ou l'effet, la portée de l'histoire sur la sensibilité ou l'intellect du lecteur.

L'efficacité des dialogues et la qualité de la langue utilisée (narration, niveau de langue, orthographe, etc.)

JURY ET EXPOSITION

Les bandes dessinées reçues seront évaluées par un jury composé de trois personnes reconnues pour leur compétence dans les domaines de la bandes dessinées et des arts visuels.

En plus de décerner les prix et mentions lors d'un vernissage prévu le jeudi 8 avril 2010, à 17 h au Centre d'exposition de l'Université de Montréal. Après cette première exposition, les bandes dessinées circuleront à travers les autres universités participantes.

Le jury aura la responsabilité de sélectionner les bandes dessinées qui seront exposées. Le fait de voir l'une de ses bandes dessinées sélectionnées pour l'exposition constitue en soi une forme de reconnaissance pour l'auteur.

Les planches primées lors du Concours interuniversitaire de bandes dessinées demeurent la propriété du Regroupement des services universitaires d'animation culturelle et communautaire (RESUACC). Ce dernier se garde le privilège de diffuser les bandes dessinées gagnantes sans verser les droits d'auteur dans les cas suivants seulement : programme et exposition, promotion et publicité reliées au concours ainsi que dans les sites Web des universités participantes.

Même si les bandes dessinées seront traitées avec grand soin, le RESUACC décline toute responsabilité dans le cas de leur perte, de leur vol ou d'autres dommages causés lors du concours ou des expositions.

Les participants recevront un accusé de réception de leurs bandes dessinées et seront informés des résultats du concours. Il est à souligner que le choix du jury sera final et sans appel. Les bandes dessinées qui n'auront pas été primées seront retournées au responsable de chacune des universités.

Ce concours du RRUSÉ, coordonné par les Activités culturelles des Services aux étudiants de l'Université de Montréal, vise à promouvoir la pratique de la bandes dessinées, à récompenser les bédéistes et à faire connaître leurs travaux dans le milieu universitaire et auprès du grand public
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PREMIÈRE OVATION
Projets admissibles

Les genres littéraires suivants sont admissibles : roman, nouvelle, poésie, écriture dramatique, littérature jeunesse, essai, critique littéraire, écriture cinématographique, écriture télévisuelle, écriture radiophonique, écriture de la chanson, écriture humoristique, bande dessinée, scénarisation de jeu vidéo, littérature hypermédiatique, traduction littéraire, littérature orale (conte, spectacle littéraire, poésie-performance, slam).
Qu'est-ce quepremière ovation?
Un tremplin pour la relève

La mesure Première Ovation, implantée en 2008 par la Ville de Québec, vise à soutenir les débuts artistiques des jeunes talents en leur donnant les moyens de créer, de bénéficier de l’encadrement d’artistes renommés et de vivre leur « première ovation » sur une scène de la capitale. Lors de Québec horizon culture, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine s’est associé à la Ville de Québec pour soutenir Première Ovation par l’entremise de l’Entente de développement culturel 2009-2012. À cette occasion, de nouvelles disciplines se sont ajoutées au programme soit la danse, les arts littéraires, les arts visuels, médiatiques et métiers d’art.

Une mesure gérée par le milieu

Première Ovation est un projet stimulant et rassembleur, ouvert à la découverte de nouveaux talents et à la poursuite de l’excellence.

Pour répondre adéquatement aux besoins des jeunes artistes de la relève, la Ville de Québec a choisi de confier la gestion de Première Ovation à des organismes artistiques et culturels professionnels reconnus dans chacune des disciplines.
Ainsi, le volet musique a été confié à la Société du Palais Montcalm, le volet théâtre au diffuseur Premier Acte, le volet danse au Centre contemporain de diffusion en danse, La Rotonde, les arts littéraires à l’Institut Canadien de Québec et les arts visuels, médiatiques et métiers d’art à Manifestation internationale d’art de Québec.
Un programme de mentorat

Outre la possibilité de se produire dans les lieux de diffusion de la ville, la mesure Première Ovation offre également la possibilité au artistes émergents d’être accompagnés et soutenus dans leur parcours par des artistes établis et reconnus de Québec et d’ailleurs. Des classes de maîtres et des formations spécifiques seront programmées dans chacune des disciplines afin de permettre aux jeunes artistes de développer leurs compétences et de bénéficier de l’expérience d’artistes chevronnés.

Pour l’année 2009, les musiciens et interprètes Yannick Rieu, Richard Desjardins et Michel Donato, l’écrivain Gilles Pellerin, les chorégraphes Louise Lecavalier et Annick Bissonnette sont pressentis.
Une visibilité soutenue

La visibilité des actions de Première Ovation sera assurée, entre autres, par Quebecor, partenaire présentateur de la mesure, qui mettra généreusement à la disposition des jeunes artistes de la relève ses plates-formes de diffusion.

Partenaire de la première heure, CKRL 89,1 continuera d’offrir de la visibilité aux artistes de la relève et à faire la promotion de la programmation.

En contribuant à une meilleure diffusion des talents, Première Ovation souhaite développer et sensibiliser les publics et favoriser l’accès à des spectacles de la relève pour toute la population.

Un événement annuel

À partir de 2010, une vitrine supplémentaire sera offerte chaque année à la relève par l’entremise d’un événement annuel offert à Québec où pourront se produire les meilleures créations soutenues par Première Ovation.

Tous les aspects de la mesure Première Ovation permettent de croire que la ville de Québec deviendra au fil des ans un pôle d’attraction incontournable pour les artistes émergents de partout au pays.
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CERCLE D’AUTEURS DE LA RELÈVE
À partir d’octobre 2009, le Cercle d’auteurs de la relève mis sur pied dans le cadre de Première Ovation en arts littéraires réunira chaque mois des auteurs en début de carrière pour une séance de partage de textes. Ils auront l’occasion, sous la supervision d’une animatrice, de se lire mutuellement leur travail et de le commenter.

Chaque troisième mercredi du moisCafé Chez Temporel (25, rue Couillard, Québec)

Le cercle d’auteurs de la relève mis sur pied dans le cadre de Première Ovation en arts littéraires réunira chaque mois des auteurs en début de carrière pour une séance de partage de textes. Ils auront l’occasion de se lire mutuellement leur travail et de le critiquer.
La première rencontre se tiendra le mercredi 21 octobre 2009 à 19h. Elle sera consacrée à poser les bases du fonctionnement du groupe.
Pour vous inscrire, faites parvenir vos nom, numéro de téléphone, adresse et courriel à cvadnais@institutcanadien.qc.ca.
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PRIX SOLARIS 2009

Le prix Solaris s'adresse aux auteurs de nouvelles canadiens qui écrivent en français, dans les domaines de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy. Le concours est terminé pour cette année, il est temps de vous préparer pour l'année à venir.

Les textes doivent être inédits et avoir un maximum de 7 500 mots (45 000 signes). Ces derniers doivent être envoyés en trois exemplaires (des copies car les originaux ne seront pas rendus). Afin de préserver l'anonymat du processus de sélection, ils ne doivent pas être signés mais être identifiés sur une feuille à part portant le titre de la nouvelle ainsi que le nom et l'adresse complète de l'auteur, le tout glissée dans une enveloppe scellée. On n'accepte qu'un seul texte par auteur. Et être identifiés sur l'enveloppe par la mention « Prix Solaris ».

Les textes doivent parvenir à la rédaction de Solaris, au
C. P. 85700, succ. Beauport
Québec (Québec) Canada
G1E 6Y6

L’auteur de la nouvelle gagnante verra son e lauréat ou la lauréate recevra une bourse en argent de 1000 $. L'oeuvre primée sera publiée dans Solaris en 2009.

PRIX ALIBIS 2009

Le Prix ALIBIS s’adresse aux auteurs du Québec et du Canada francophone et récompense une nouvelle de polar, de noir ou de mystère.

Les textes doivent être inédits et avoir un maximum de 10 000 mots (60 000 caractères). Ils doivent être envoyés en trois exemplaires (des copies, car les originaux ne seront pas rendus). Afin de préserver l’anonymat du processus de sélection, ils ne doivent pas être signés, mais être identifiés sur une feuille à part portant le titre de la nouvelle, les nom et adresses (postale et électronique) de l’auteur et son numéro de téléphone, le tout glissé dans une enveloppe scellée.
La rédaction n’acceptera qu’un seul texte par auteur. Il est très important de spécifier la mention « Prix ALIBIS ». L’œuvre primée sera publiée en 2009 dans le numéro d’été d’Alibis.
Les textes doivent parvenir à l’adresse de la rédaction d’Alibis :

Prix ALIBIS
C. P. 85700, succ. Beauport
Québec (Québec) Canada
G1E 6Y6

Le concours est terminé pour cette année, il vous reste à vous préparer pour l’année prochaine. Le lauréat ou la lauréate recevra une bourse en argent de 1000$. Le nom du gagnant ou de la gagnante sera dévoilé lors de l’édition 2009 du Salon international du livre de Québec lors du Cocktail des écrivains.

PRIX DE LA RIVIÈRE OUELLE DE LA NOUVELLE POLICIÈRE

Concours de nouvelles policières

Les écrivains en herbe disposent encore de quelques mois, soit jusqu’à la fin juin, pour participer au concours de nouvelles policières de la Société du roman policier de Saint-Pacôme. Les prix de la rivière Ouelle seront remis à nouveau dans les catégories senior et junior au début de l’automne.

Tout comme l’an dernier, le concours est ouvert aux jeunes de 14 à 17 ans (catégorie junior) et aux adultes (catégorie senior.) Les textes devront débuter par la phrase suivante : «On ne badine pas avec le saumon par ici, étranger ! » Les membres du jury s’inspireront de l’originalité de l’œuvre, de l’intrigue policière et des qualités de la langue pour sélectionner les nouvelles gagnantes. Trois prix seront décernés pour chacune des deux catégories, soit 300 $ pour le premier prix, 200 $ pour le deuxième prix et 100 $ pour le troisième prix.

Envoi des textes

Les quatre exemplaires, l’enveloppe d’identification et la version informatique de la nouvelle doivent être envoyés avec la mention « Prix de la rivière Ouelle de la nouvelle policière », en indiquant clairement la catégorie (Junior ou Senior), au plus tard le 30 juin 2009 à l'adresse suivante: Prix de la rivière Ouelle de la nouvelle policière, 27, rue St-Louis, C.P. 370, Saint-Pacôme (Québec) G0L 3X0. L'envoi sera accompagné d'une feuille séparée comportant les nom, prénom, âge, adresse complète et numéro de téléphone du concurrent.

Les règlements complets du concours sont disponibles dans la section «Prix littéraires» de ce site. Vous pouvez également contacter Mme Marie-Josée Castonguay au 418-894-8127 pour plus d’informations.

PRIX SAINT-PACÔME DU ROMAN POLICIER

Fondée en mars 2001, la Société du roman policier de Saint-Pacôme a pour but de récompenser chaque année l'auteur du meilleur roman policier québécois francophone publié dans l'année en lui décernant le Prix Saint-Pacôme doté d'une bourse de trois mille dollars. Également, la Société, dans le but de susciter des vocations, octroiera chaque année le Prix de la rivière Ouelle à des auteurs juniors et seniors de nouvelles policières.

En remettant ces prix, la Société veut faire connaître le beau village de Saint-Pacôme, contribuant ainsi à son essor culturel et économique. D'ailleurs depuis sa fondation, il devient de plus en plus évident que la renommée de Saint-Pacôme s'accroît et que de plus en plus de gens le visitent.

Le financement est fait avec des activités culturelles et récréatives de grande qualité compatibles avec la beauté et la majesté du doux pays de Kamouraska. Ainsi, la Société organise des conférences, des rallyes-enquêtes et des soupers mystères. Toutes ces prestations se déroulent à Saint-Pacôme ou dans la région avoisinante
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CONCOURS DE NOUVELLES LITTÉRAIRES

Organisé par la FADOQ. Fédération des Clubs de l'Âge d'Or de la région de Québec. Ce concours offre à des personnes de 50 ans et plus l’occasion de s’adonner à un loisir littéraire, en même temps que l’opportunité de faire connaître leur talent d’écrivain. Il est ouvert à tous les membres de la FADOQ, et ce, partout à travers la province.

Des bourses de 500$, 300$ et 200$ seront attribuées respectivement aux trois premiers gagnants, et des mentions d’excellence à d’autres finalistes. Les lauréats seront connus lors du Salon international du Livre de Québec 2009.

Les recueils des trois premières éditions sont disponibles au secrétariat régional de la FADOQ au coût de 5$ chacun. (8$/par la poste)

Pour le concours 2009, la nouvelle devait commencer par: Prends-moi la main....

Les gagnants seront connus lors du Salon international du livre de Québec 2009.

Présentation : texte dactylographié, double interligne, huit pages au maximum, environ 250 mots par page.

Envoyer à : Concours de Nouvelles littéraires FADOQ-RQCA
1098, route de l’Église, C.P. 8832 Succ. Sainte-Foy
Québec (Québec) G1V 3V9

Chaque envoi doit contenir :
Quatre exemplaires du texte, une enveloppe identifiée par le titre du texte et le pseudonyme de l’auteur, et renfermant le nom et les coordonnées de l’auteur ainsi que son numéro de carte FADOQ en vigueur. Cette enveloppe doit être scellée.

PRIX LIITÉRAIRES ET CULTURELS


PRIX DES LECTEURS DE RADIO-CANADA

Nous sommes heureux d’annoncer la troisième édition nationale du Prix des lecteurs Radio-Canada. Le Prix des lecteurs Radio-Canada 2009 mettra en valeur des œuvres provenant de l’Ouest, des Territoires du Nord-Ouest, de l’Ontario et de l’Atlantique.

Ce concours fait une place de choix à la production littéraire franco-canadienne hors Québec. Il contribue également à créer une communauté de lecteurs, en plus d’offrir une grande visibilité aux auteurs du Canada français.

Pendant une période de lecture d’environ quatre semaines, un jury formé des auditeurs francophones du pays s’exprime sur les ondes de Radio-Canada (ou sur son site Web) au sujet d’une sélection d’œuvres publiées au cours de l’année et choisira le gagnant.

L’auteur de l’œuvre primée reçoit un prix de 5000 $ lors d’un événement de clôture, où auteurs, maisons d’édition et lecteurs se rencontrent pour célébrer la littérature franco-canadienne.
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PRIX DES LECTEURS DE RADIO-CANADA POUR LES ADO

http://www.radio-canada.ca/regions/prixjeunesse/index.asp

Le prix des lecteurs 15-18 ans de Radio-Canada veut développer le goût de la lecture chez les adolescents au moyen de livres publiés par des auteurs de la francophonie canadienne.

La gagnante du concours sur le site Internet est Myriam Chénard-Poirier, de l’Institut secondaire Keranna à Trois-Rivières. Elle remporte 500 $ et son école obtient un chèque-cadeau du Centre FORA d’une valeur de 500 $.

Participe au concours littéraire pour courir la chance de gagner 500 $ (pour toi) ainsi qu’un chèque-cadeau du Centre FORA d’une valeur de 500 $ (pour ton école).

La date du nouveau concours n'est pas encore annoncée. Ce qu'il faudra faire, c'est envoyer une critique d'un des livres choisis par un jury de lecteurs et lectrices et notés sur le site du concours.

Les critiques des œuvres doivent justifier la raison pour laquelle une œuvre particulière devrait gagner ou ne pas gagner (50 à 100 mots).

Être inscrit au secondaire (de la 9e à la 12e année) au Canada (ou son équivalent au Québec).
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PRIX DU PATRIMOINE


Objectifs des prix :

Reconnaître et promouvoir les réalisations et les actions en conservation et mise en valeur du patrimoine de nos milieux

Accroître la sensibilisation du public et des autorités municipales à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel

Favoriser le réseautage du milieu du patrimoine culturel des territoires de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches

Tenir un (ou des) événement(s) local(aux) ou régional(aux) dans une approche d'échange et de convivialité

Chaque MRC ou municipalité peut participer à trois grandes catégories de prix.

1. La conservation et la préservation

Intervention physique effectuée sur un bâtiment, un bien immobilier ou un ensemble bâti d’intérêt patrimonial visant à le mettre en valeur ou à le conserver dans le respect de l’ensemble de ses caractéristiques architecturales d’origine (ex : rénovation, restauration, agrandissement d’un bâtiment ou d’un ensemble historique).

Action ou projet visant la préservation d’éléments significatifs du paysage.

2. L'interprétation et la diffusion

Mise en valeur qui sensibilise au patrimoine en situation, par l’action (animation, parcours interprété, production théâtrale, etc.) ou par l’objet (lieu, sentier d’interprétation, panneau, etc.) ou une diffusion plus classique du patrimoine (exposition muséale, publication, etc.).

Autres exemples : projet multimédia, spectacle ou festival mettant en valeur la culture traditionnelle, route ou chemin du patrimoine, circuit patrimonial.

3. Les porteurs de tradition

Un individu reconnu dans son milieu pour sa maîtrise des connaissances spécifiques reliées à la pratique du conte, de la chanson, de la danse, de la musique, des arts et métiers issus de la tradition, des coutumes et fêtes calendaires. Ayant reçu ses connaissances de la génération précédente, il/elle est le maillon actuel de la chaîne de transmission.

Critères d'attribution

Les prix sont ouverts à tous, dédiés à toute pratique patrimoniale des MRC participantes des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches (voir la liste plus bas). Sont admissibles les individus et des groupes d'individus ayant à leur actif une réalisation ou une initiative en patrimoine culturel significative pour le milieu, tant rémunérée que sans rémunération, sans restriction quant à l'ampleur physique ou financière du projet. Pour 2009 et pour les deux premières catégories, le projet doit avoir été réalisé entre janvier 2007 et décembre 2008. Il est entendu que sont exclues les reconnaissances à titre posthume.

La sélection des prix retenus est basée sur huit critères communs aux trois catégories : l'intérêt patrimonial, l'originalité, la pertinence, la qualité, l'impact, la signification (pour la collectivité), le rayonnement et l'intégration.

La remise des Prix du Patrimoine se fera à Saint-Michel-de-Bellechasse le samedi 13 juin 2009. Sur le site de l’église de Saint-Michel.

Conseil de la Culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches

http://culture-quebec.qc.ca/
http://culture-quebec.qc.ca/prix_patrimoine/index.html

LIVROMAGIE-LIVROMANIE

Un membre du club de lecture Livromagie-Livromanie de la bibliothèque La Ressource à Saint-Jacques-de-Leeds a gagné un ordinateur pour sa participation au club.

Un autre ordinateur sera donné en prix le 18 septembre.

mardi 3 mars 2009

CONCOURS



Les étudiants de l'école du Phare ont participé au concours de mots-croisés Harry Potter. Une initiative de la bibliothèque Benoît-Lacroix et de la CRSBP. La fin du concours était 13 mars. Nous remercions tous les participants de même que la direction et les professeurs de l'École du Phare pour leur précieuse collaboration.

Gagnants: Caleb Dion, Claudia Blanchet-Dubé, Jérôme Blanchet-Dubé

Prix de participation: Olivier St-Pierre et Nathalie Lachance.

De beaux livres ont été remis en prix:

Mot de passe: Tiramisu,
Dur, dur d'être une super-souris,
Journal d'Aurélie Laflamme t.5,
Garfield no.39,
Astérix: Les Lauriers de César.

Surveillez nos prochains concours!

samedi 28 février 2009


PEUPLE-FLEUVE,
Fleuve des Amériques…

La Grande rivière de Canada,
le Katarakoui ou le Saint-Laurent

Témoignage

Jean Morisset
de Bellechasse-en-Canada

Nous fils et filles d’un fleuve aux appellations multiples et qui vivons sur ses rives, nous fils et filles de lointaines ascendances sauvages… huronnes et algonquiennes, oublions parfois jusqu’à quel point nous sommes issus de ce cours d’eau et de cette vallée fluviale sans lesquels nous ne serions probablement plus en existence comme peuple franco-métis en Amériques.

Le Saint-Laurent est la voie fluviale où se font sentir les marées pénétrant le plus à l’intérieur d’un continent sur la planète terre. Issue d’un complexe de lacs parmi les plus imposantes nappes d’eau douce, non seulement des Amériques mais de la planète, la Grande rivière de Canada se présente comme une invitation à l’exploration et à la remontée des origines sinon jusqu’à la création du moins jusqu’à la glaciation.

Le propos de ce témoignage est double.

Tout d’abord de considérer le Saint-Laurent en relation à l’hémisphère amériquain in toto pour tenter de voir comment celui-ci se situe par rapport aux grandes voies d’eau du continent — le Mississipi-Messachébé (auquel il est lié), le Rio Grande, la Grande rivière de l’Ourigan ou Columbia, l’Orénoque, l’Amazone, le São Francisco ou Saint-François (Brésil), le Paraguay, etc. Ceci pour mesurer son importance relative dans le contexte des trois grands blocs coloniaux qui composent l’histoire des Amériques : la Caraïbe au centre, puis l’Anglo-Amérique au nord et la Latino-Amérique au sud, à l’intérieur desquelles persistent des amériques résiduelles, n’ayant pas encore fait leur souveraineté, essentiellement les Amériques indigènes, créoles et le Québec.

Puis ensuite, d’interroger les fleuves comme axes identitaires et poétiques d’où tout est né sur ce continent. D’où procèdent les fondements historiques, identitaires, littéraires et spirituels du continent.

Pour terminer, j’aimerais bien revenir à Saint-Michel-de-Bellechasse, notre village qui a l’âge même du Pays-de-Canada, afin d’interroger sa nature, son identité, sa mythologie, ses histoires et sa permanence. Et sa place dans le devenir du Québec entre une Amérique qui se croit française et chrétienne et une autre Amérique qui, sur le plan géographique, a toujours été perçue comme animiste et sauvage et renfermant vraiment la promesse d’un monde nouveau.

Chemin des Érables,
Saint-Bellechasse
30 novembre 2008

à pierre perrault


HOMMAGE AU SAINT-LAURENT


quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent

accoudé au bastingage du Pantanal
tu penses au fleuve en marée haute
juste avant l'irruption de la pollution

marchant distraitement le long du Rio Madeira
sur les vasières du fleuve São Francisco
du Paraguay, du Tocantins ou de La Plata,
t'abandonnant à la respiration du crépuscule
tu penses au fleuve de ta naissance

quelquefois...
tu te rappelles le langage de l'eau
tu songes au fleuve en méditation transversale
juste avant l’arrivée de l’Occident

glaçons-bourgeons
grève en jachère
dérive-vapeur
terre en brume
mirage-mystique

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent
laissant flotter sur son ventre
les derniers sourires du jonc

confidences
du chemin-qui-marche
sans jamais emprunter la parole des hommes

mélodies
de la piste des eaux-mûres
sans jamais te prévenir une seule fois

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent
nez en misaine, œil en télescope
et sifflant un air premier ignoré des dieux

tu revois les arbres flottants
sur les vertèbres du nordet
pattes au ciel, sourcils en débâcle
écorces en écorche, liesse en détresse

quelquefois...
tu plonges sous les varangues des goélettes
entre la rosée et l'aurore

clapotis de chardonnerets
sur la cantate de ses seins
tempêtes de goélands argentés
sur le tangage des dérives
plaisir des cailloux plumés
sous la caresse des schistes

quelquefois...
tu penses à l'automne
tombant goutte à goutte
sur les derniers voiliers d'outarde

allez allez, dernier appel
épervières rousses à crinière fumée
plages sautant entre les crans
juste avant la migration de l’hiver

tu revois la terre glaise
des écrevisses sarcastiques
les empreintes des oies blanches
sur la jacasse des premières neiges

tu arpentes la laisse des battures
découvrant une recette de cuisine roumaine
jetée dans les eaux de l’espoir

quelquefois...
tu n'arrives plus à discerner
la couleur de ton désir clapotant
au hasard des herbes fumantes

et voilà que tu disparais
dans une grande enjambée amphibie
sur la chasse-galerie du Grand Nord

quelquefois...
tu es heureux comme un fleuve
juste avant l'irruption de la pleine lune

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent en marée basse
pendant que de vieilles mélopées fugitives
dansent en feu follet autour du bivouac

quelquefois...
tu penses au retour des chaloupes
ayant retenu leur soif tout l'hiver
sous les morsures de la poudrerie

quelquefois...
tu aperçois une légende
tentant de se frayer un chemin
à travers les treillis d'anguilles
remontant l'équinoxe d'automne

quelquefois...
tu penses aux allongées de sable
à la curiosité des sardines
entre les sauts blancs des bélougas

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent
enlevant ses vêtements un à un
sous l’appétence humide du jusant

bancs de mousse
sortilèges des sarcelles
aisselles amoureuses de la nuit

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent
qui t'a tout raconté
tout murmuré, tout suggéré
tout dévoilé, tout appris

quelquefois...
tu ne sais plus que faire
pour rendre honneur à son immanence

toi fils perdu
qui se souvient de la mémoire oubliée
et que toujours poursuit l'odeur du vent
sur les clapotis de son destin errant

un pays sans fleuve est un pays sans nom

quelquefois...
tu ne sais plus qui tu es

dernier banc de sable
résistant à l'abrasion des labourages
dernier glacier
refusant de fondre sous les impératifs de l’évidence
dernier caribou
rebelle sur la piste détournée de l’exil

quelquefois...
tu penses à la banquise aux pieds-nus
philosophe aux mocassins sémantiques
sous les croassements érotiques de la lumière

et tu écoutes
indocile et ravi
ce pays qui n'a jamais su choisir
entre la première neige et le dernier verglas

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent
si calme, si hérissé
si tempestif, si grandiose
comment peut-on changer d'humeur si souvent

quelquefois...
tu te ris du Saint-Laurent
qui ne survivrait pas cinq minutes
sans les appalachies du précambrien

il y a longtemps que tu as appris
à te moquer de la violence des glaces
sous le souffle attendri des mollets du crépuscule

quelquefois...
tu penses au Saint-Laurent

quelquefois...
tu te glisses en clin d’œil
dans le fleuve qui t’a fait naître
lançant dans ses eaux
une grande déclaration d'amour

il y a des siècles
que tu nages à travers sa prégnance
et portages son visage
à toutes les mythologies de la terre

quelquefois…
tu pleures un chant de grâce
contre les flancs du Saint-Laurent

et promets
de raconter son histoire
à tous les fleuves de l’univers

belo horizonte/
rio de janeiro
août 1989
*
LA TRAVERSÉE. ATELIER QUÉBÉCOIS DE GÉOPOÉTIQUE

http://www.geopoetique.net/archipel_fr/latraversee/presentation.html
UQAM. Département d’Études Littéraires

La Traversée - Atelier québécois de géopoétique a été créé en 2004, dans la foulée du colloque «Nomades, voyageurs, explorateurs, déambulateurs : les modalités du parcours dans la littérature» (Montréal, 4 et 5 décembre 2003) et de la journée d’étude «Géopoétiques : art et mémoire de la terre» (Chicoutimi, 8 décembre 2003).

Affilié à l’Institut de géopoétique, fondé par Kenneth White en 1989, il est également rattaché à Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire de l’Université du Québec à Montréal, ce qui lui assure une base universitaire stable, mais il est orienté vers l’extérieur, tourné vers le dehors en quelque sorte, autrement dit ouvert à toute personne intéressée par la géopoétique. Il reprend le projet initial de Portage (le premier groupement géopoétique au Québec) tout en se déployant en fonction de ses trois îlots: Montréal, Québec et Sherbrooke.

Les membres de l’Atelier ont une prédilection pour les voyages, le nomadisme et l’errance; pour les paysages (nordiques, océaniques, désertiques, montagneux, urbains); pour la mémoire orale et la mémoire tellurienne (permettant d’aller chercher une géographie perdue); pour le rapport lieu-écriture et les interventions artistiques dans l’environnement. L'atelier québécois de géopoétique organise différents types d'activités: des ateliers nomades, des rencontres «Au retour au voyageur / du flâneur / du grimpeur», des soirées d'étude ou de poésie, des conférences, des séminaires, des expositions. Ses principales publications sont des Carnets de navigation en plus des publications des membres.

«Géopoétique...

La tentative d’ouvrir un nouvel espace culturel

en revenant à ce qui constitue la base même de toute culture,

à savoir le rapport entre l’être humain et la Terre,

ce rapport étant conçu à la fois sur les plans sensible, intellectuel et expressif. »

Kenneth White, Bretagne 2004

La Traversée — Atelier québécois de géopoétique s’inscrit dans un champ de recherche-création inédit en Amérique. Il n’y a d’équivalents que dans quelques centres européens où des chercheurs-créateurs, affiliés à l’Institut international de géopoétique, tentent d’ouvrir un nouvel espace culturel propice à la création et à la réflexion. La géopoétique «occupe un champ de convergence potentiel surgi de la science, de la philosophie et de la poésie» (K. White, Le Plateau de l’Albatros, 1994, p. 27). Elle vise à «ouvrir un nouvel espace culturel en revenant à ce qui constitue la base de toute culture, à savoir le rapport entre l’être humain et la Terre, ce rapport étant conçu à la fois sur les plans sensible, intellectuel et expressif». (K. White, Bulletin d’information de l’Institut international de géopoétique, printemps 2005, p. 2).

La géopoétique constitue un champ de recherche et de création orienté vers l'exploration du rapport sensible et intelligent à la terre, à l'espace qui environne l'humain; elle tente de faire converger des observations, des réflexions, des intuitions issues de la science, de la philosophie, de la poésie, des arts. Cette approche vise à questionner l'appréhension de l'espace à partir de différents points de vue et de méthodes diversifiées: par le biais de lectures et des recherches traditionnelles, bien sûr, mais aussi grâce aux interactions avec le paysage, grâce aux différentes pratiques créatrices qui en découlent.

L'interdisciplinarité est inhérente à la géopoétique, il importe donc d'organiser des lieux de réflexion regroupant géographes, urbanistes, littéraires, poètes, sculpteurs, peintres, etc. Pour les membres de La Traversée, l’approche géopoétique implique de parcourir un territoire donné, qui devient le lieu d’un Atelier nomade; de favoriser des créations individuelles et collectives, ainsi qu’une réflexion connexe; de recueillir des œuvres qui rendent compte de l’expérience de l’Atelier nomade et de les diffuser. Ces rapports aux divers territoires se traduisent par le voyage (compris comme pratique d’espaces qui nous sont extérieurs), la déambulation (pratique flâneuse de territoires familiers), l’ascension (pratique de la montagne) et l’excursion (pratique de paysages spécifiques: fleuve, forêt, lacs, îles...).

À ces pratiques correspondent des formes littéraires par lesquelles les auteurs prennent à tâche de témoigner du rapport de l’être humain à l’espace. Ajoutons que dans l’esprit géopoétique, où la création repose sur la réflexion et sur le partage, la diffusion se constitue en mode de création, d'où la nécessité de combiner la création et la réflexion à des moyens novateurs de production et de diffusion inspirés des nouvelles textualités et de l’hypermédialité, avec le concours des développeurs et programmeurs du NT2 : nouvelles technologies : nouvelles textualités.

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AU RYTHME DES VENTS ET MARÉES CARNET DE NAVIGATION N°1

Géopoétique... Voyage, exploration, évocation. Invitation à partir sur les chemins de la terre pour mieux courtiser la mer.

Ainsi, avons-nous décidé, dès la création de l'Atelier québécois de géopoétique, d'organiser des ateliers nomades, afin d'amorcer la Traversée qui constitue notre unique raison d'être. Notre but avoué étant de sortir des salles de cours, de l'univers des «belles-lettres» et des «seules idées» pour aller vers et dans la nature, il fallait donc partir de toute urgence. Et appareiller à la recherche de balises qui permettent de naviguer entre savoir scientifique et création littéraire, observation et expérience, raison et sentiments, lectures, architecture de l'espace et univers autochtone occulté. Nous voulions à la fois investir le paysage, humer l'odeur du large et débusquer la mémoire orale déposée sur le parchemin des saisons.

Comment débusquer alors le lieu propice aux premiers enseignements? Comment mettre le cap sur l'horizon de l'espoir, comment s'engager sur la piste qui réponde à la révélation anticipée en évitant de sombrer dans le mirage de l'errance où seule la promesse tient lieu d'espace géographique? Quoi de plus approprié alors que de partir à la rencontre d'un phare, d'une île, d'un fleuve: le Saint-Laurent, la Grande Rivière.., le «chemin qui marche» des premiers Canadiens!

Mais à peine y avions-nous réfléchi que I'Isle Verte allait s'offrir spontanément. À la fois «isle» et «isle-à-terres», comme disaient les Anciens des lieux où ils pouvaient cultiver la terre et courtiser la mer, mais qu'est-ce donc que l'Isle-Verte? Mince liséré de quelque 12 km «de bout en bout», ancré à une trentaine de kilomètres à l'est de Rivière-du­Loup et presque accosté à la rive sud du fleuve, mais faisant directement face à l'embouchure du fjord du Saguenay et de ses eaux profondes. Isle à deux visages, donc, un faciès sur le fleuve et les terres déforestées et domestiquées; et, un autre, plus sauvage et plus rocheux donnant sur une mer aux odeurs de golfe. Toute la réalité du pays concentré en une surface aussi réduite: pas de route asphaltée, pas de magasin, pas de banque, pas d'école et pas d'église, mais un horizon sans fin englobant tout cela et une seule municipalité appelée Notre-Dame-des-Sept-Douleurs -on se demande bien pourquoi! Quelques dizaines de résidents permanents en hiver, une mémoire incrustée dans la roche, enfouie sous la neige et les sapinages. Du côté mer, un phare, automatisé maintenant, pour indiquer aux voyageurs maritimes le lieu et le chenal, et les maisons du gardien et de l'assistant-gardien, ayant pour nouvelle fonction d'accueillir les promeneurs terrestres.

C'est ici, l'espace d'une fin de semaine, en mai 2004, que nous avons «ouvert» avant la lettre la saison touristique et jeté un premier regard sur la Terre-Québec. Vingt-sept rêveurs, dont quatre enfants, se sont présentés un vendredi après-midi au quai du village de la terre ferme pour entreprendre leur traversée, à marée haute, sur La Richardière, bateau menant à une isle laissant l'impression de flotter en plein fleuve!

Mélange de textes, d'images, de cartes, de photographies et de collages, les pages qui suivent sont le fruit heureux de cette trop brève expérience.

Que tous soient invités à les parcourir, s'arrêtant à loisir ici et là, si besoin est, pour mieux se laisser féconder par la patine d'un rêve et d'une mémoire d'où surgira un continent entier.

Eric Waddell et Jean Morisset

Québec/ Bellechasse, 1er mars 2005

jeudi 19 février 2009

OPINION

L’EAU DU CANADA M’APPARTIENT AUSSI.

Albert Jacquard

En tant que Français, l’eau qui se trouve au Canada m’appartient. Une telle affirmation risque évidemment de soulever tout un tollé! Or, si je me considère comme un Terrien, comme un membre de l’espèce humaine, il est tout à fait légitime que je puisse prétendre à un verre d’eau puisée au Canada ou n’importe où ailleurs.

L’eau liquide est un produit extraordinaire. La nature en a fait une bonne quantité en remplissant les océans, les rivières, les nappes phréatiques. Pourtant, l’eau est rare. Elle est parfois vapeur, parfois glace. Mais l’eau liquide, c’est-à-dire la ressource H2O entre 0 et 100o C, ce n’est qu’un tout petit créneau. Et l’eau douce est encore plus rare.

Sa rareté explique sans doute que l’on soit justement en train de prévoir des guerres pour se l’approprier, alors qu’elle est la propriété de tous – ou plutôt la propriété de personne en propre - , tout comme la terre, l’air, le sous-sol.

Je dis souvent à des camarades qu’il n’y a pas de terre promise, que la terre promise est la Terre entière qui était promise à tous les hommes. Les frontières sont les cicatrices de l’histoire, et les cicatrices sont faites pour être gommées. Avec le temps, c’est la notion de pays qui va disparaître.

Parce que l’eau est une ressource rare, parce qu’elle est un bien commun, parce qu’elle appartient au patrimoine universel, elle doit être protégée au même titre que les œuvres d’art. La Joconde n’appartient pas aux Français. Elle est aussi à vous. Elle est au Louvre parce qu’elle y est bien protégée, mais elle n’est pas française. Si les Français interdisaient aux étrangers d’aller voir La Joconde, ce serait non seulement un drame, mais contre-nature.

Il faudrait donc que soit mis en place un organisme collectif de gestion de l’eau, comme l’Unesco pour les œuvres d’art, notamment. Une commission ou un gouvernement pour l’eau devrait être instauré, car des décisions collectives doivent être prises concernant cette précieuse ressource.

L’avenir n’est pas au gouvernement par pays, mais au gouvernement par problème, et si la ressource eau pose problème, une institution représentant la collectivité doit en assurer le partage et la pérennité. Il ne doit pas y avoir de commerce possible en ce qui concerne l’eau.

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Né à Lyon (France) en 1925, Albert Jacquard devient d’abord ingénieur après avoir été diplômé de l’École Polytechnique et de l’Institut de Statistiques. Titulaire d’un doctorat de génétique en 1970 e d’un doctorat en biologie humaine en 1972. Il est nommé expert en génétique auprès de l’Organisation mondiale de la santé de 1973 à 1985. Grand humaniste, ses intérêts dépassent largement les frontières politiques. Il est d’abord citoyen du monde et, en ce sens, se dit préoccupé par tout ce qui touche l’ensemble de la planète.

Revue Source. http://www.maya.cc/WebSiteBaseStructure/mainframe.htm